Necta-clic vs. Putaclic, Entraide vs. Opportunisme, et vous dans tout ça (partie 1/X)

Pre-scriptum : Ce mail est une réédition – il fait partie de mon best of. Je vous fait une piqûre de rappel parce que beaucoup de gens nous ont rejoint depuis le 20 mars (date d’envoi de l’ancien) et que j’ai envie de pousser le concept un peu plus loin.

C’est un truc qui énerve beaucoup celles et ceux qui produisent du contenu.

Comment faire pour que votre message soit entendu ?

Etes vous obligé de faire des titres putaclic pour être lu ?

(vous me direz, c’est un peu le même débat avec les manifestations non-violentes… elles ont moins de portée qu’un MacDo qui se fait cramer… mais c’est pas non plus le même message)

Voilà ce que me demandait Alexis, il y a quelques temps : (affichez l’image)



Alors ? 

Qu’est ce que je lui répond ?

Si je suis d’accord avec lui ?

Bien-sûr que oui que ça m’agace.


Si je trouve ça injuste ?

hmmm… non.


Si je veux que ça change ?

Non plus.


Parce que je pense que vouloir changer ce réflex, c’est comme vouloir se battre contre les grands rouages et mécanismes de l’univers.


Voilà mon point de vue sur le putaclic.

Ca ne me dérange pas d’en user.

Je n’en ai pas honte.

Et je vous recommande de le faire quand c’est important.

Et pourquoi pas même de l’utiliser à foison !!


Et si ça vous choque de jouer à ce jeu là, que c’est immorale, que c’est la porte ouvert à toutes les fenêtres et bla bla bli et bla bla bla….

…je vais vous mettre un stop tout de suite.


Parce que vous êtes en train de moraliser un processus évolutionnaire vieux comme le monde.


De quoi je parle ?

De la couleur des fleurs et de leur nectar.

De la saveur des fruits.


Tout ça , c’est du putaclic, de la séduction à outrance.

Des techniques de marketing floral.


Le but ?

Attirer des pollinisateurs en leur offrant du sucre,

Et leur refourguer des graines discrètos en même temps.

La chaire des fruits n’est là que pour qu’on les mange tout en entier et qu’on aille déposer la graine indigeste dans un joli tas malodorant un peu plus loin.

(et c’est vrai aussi pour l’avocat… je vous laisse imaginer la taille du canal de digestion de l’animal qui le mangeait avant nous)


Ce que je veux dire par là ?

C’est que le putaclic est un mécanisme inhérent, fondamental.

Qu’il ne sert à rien de lutter contre puisqu’il émerge de lui même dans tout système.


Alors oui, ça crée des situations de sur-enchère.

On appelle ça l’hypothèse (ou le syndrôme) de la Reine Rouge en théorie de l’évolution.

Il faut faire avec, l’accepter (et même le remercier à certains égards car il est aussi un mécanisme moteur de l’évolution)


Oui c’est fatigant.

Et non ce n’est pas pour autant qu’il faut « ne pas vouloir jouer à ce jeu ».


Au contraire.

Considérez vous comme des Robin.e.s des Bois volant de l’attention aux autres médias illégitimes.

Devenez des maîtres du détournement de l’attention, de la persuasion à cliquer,

Car votre message est probablement plus important que 95% des autres messages qu’ils verront aujourd’hui.


Imaginez que vous êtes une fleur distribuant un antidote aux abeilles pour lutter contre les néo-nicotinoïdes.

Tous les moyens sont bons pour vous faire butiner, si ce que vous offrez est fondamentalement bon.


Laissons l’expression « pute-a-clic » à cette société patriarcale de l’ancien monde qui dénigre le droit des femmes à faire ce qu’elles veulent de leur corps (à condition que ce soit en pleine et absolue liberté, bien entendu – en quoi « pute » serait un sot-métier ?).



Préférons l’expression « Necta-clic ».

N’ayez pas honte de séduire l’attention des autres  .

Votre combat est légitime.


Alors au boulot.

A demain.

Maxence


PS: un bon exemple de fleur utilisant le necta-clic pour attirer les médias c’est les valeureux Sea Shepherd : toute leur communication est tournée vers l’action directe et une « violence » apparente, alors qu’ils n’ont jamais blessé personne (ni dans leur camp, ni dans celui des autres), tout ça pour que les média parlent d’eux.

Dans leur reportage ils montrent les armes qu’on braque sur eux, la violence des pêcheurs, etc.
Leurs bateaux font peur, et leur drapeau aussi.
Parce que Paul Watson a fait des études de journalisme et sait que le système marche comme ça : la violence et la peur sont le nectar du journalisme médiatique.
Et donc le meilleur moyen d’avoir leur attention.
(même si concrètement, vous ne faîtes juste que poursuivre des baleiniers, et que c’est eux qui vous foncent dedans !)


PS: On va se prendre un café virtuel ensemble quand vous voulez pour parler de votre histoire, vos questionnements ou votre projet. Suffit pour vous de prendre une dispo ici : https://calendly.com/maxence-fournaux/30min


Necta-clic vs. Putaclic, Entraide vs. Opportunisme, et vous dans tout ça (partie 1/X)

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